Mercredi 19 avril 2017

Présentation de La Maison et de la Villa Izoï à Gardanne

La Maison est un établissement créé en 1994 par Jean-Marc La Piana. VISUEL COLLOQUE

A l’époque le sida fait des ravages, aucun traitement n’existe et la fin de vie de ces patients emportés par cette maladie est terrible.D’où le désir de création d’un établissement qui prend en charge ces patients comme il en existe au Canada ou en Suisse.

La Maison c’est:

• 24 lits et 80 salariés et bénévoles

• Un hôpital de jour qui accueille quelque 350 patients chaque année

• Une équipe mobile dans le cadre du réseau de soins palliatifs des Bouches du Rhône

• Plus de 1000 personnes prises en charge à domicile.

Il s’agit d’une structure novatrice à plusieurs égards. Les proches du patient en fin de vie sont accompagnés. Des activités artistiques « permettent au patient de retrouver une estime de soi (…) C’est vrai que nous menons beaucoup de combats mais on les gagne… et il y a plusieurs choses qui nous permettent d’avancer avec toujours autant d’enthousiasme vingt ans après. La Maison est très aimée et très aidée, l’équipe de salariés et de bénévoles est exceptionnelle et, enfin, notre force nous la puisons aussi dans tout ce que nous renvoient nos malades et leurs familles. C’est notre moteur» conclut Jean-Marc La Piana. En juillet 2016, La Maison a fêté simultanément ses 20 ans d’existence et l’inauguration officielle de la villa Izoï. Cette unité de soins palliatifs longue durée (USPLD) est un lieu de vie médicalisé pensé pour accueillir les personnes atteintes d’une maladie grave et évolutive (cancers, maladies infectieuses, maladies neurologiques) et pour lesquelles les structures existantes ne sont pas adaptées. Afin de leurs éviter un nomadisme institutionnel, elles sont prises en charge à plus ou moins long terme afin de repenser un projet de vie tout en assurant une permanence des soins adaptée. Alors que les progrès médicaux considérables ont contribué depuis plus de trente ans à repousser la maladie, dans certaines situations c’est au prix d’un isolement physique, psychique, social et familial. Le milieu hospitalier n’est alors plus la réponse adéquate.