Jeudi 24 septembre 2020 à 18h00, faculté de médecine, campus Arnaud de Villeneuve, 641 av du Doyen Gaston Giraud, parking et arrêt tram 1 Occitanie.

Visioconférence possible selon la situation sanitaire.

Inscription en cliquant sur ce lien : https://bit.ly/38KieP4

Avec Pierre Le Coz, professeur de philosophie, directeur du département SHS de la Faculté de Médecine de Marseille; Alain Makinson, médecin infectiologue, service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Montpellier et Laurent Lemaître, psychologue, service d’hémato-oncologie pédiatrique du CHU de Montpellier.

Nous vivons en permanence l’expérience du risque dans l’aventure qu’est l’existence. Même s’il fascine et attire parfois, on s’efforce le plus souvent de s’en protéger, de le tenir raisonnablement à distance et, tout bonnement, de l’éluder. Pour se lever chaque matin et vaquer à ses occupations en société, il est indispensable d’avoir une certaine confiance en soi et dans la vie, ce sentiment diffus de sécurité qui nous permet d’évoluer au quotidien dans un monde familier dont on connaît les codes et les valeurs.

Une volonté de maîtriser toujours plus le corps humain grâce aux progrès de la médecine contribue à générer une fiction existentielle d’invulnérabilité. Mais quand la maladie fait irruption dans le cours de nos vies, il faut faire face à l’incertitude. Force est alors de s’en remettre aux compétences de médecins et d’équipes soignantes. En arrière-plan d’une situation instable qui n’est plus sous notre contrôle se profile la peur.

Crainte, appréhension, angoisse, phobie… elle peut revêtir de multiples formes. Ces peurs, souvent inexprimées, il s’agit pour les soignants de les identifier, de les appréhender et d’apprivoiser celles qu’ils ressentent parfois eux-mêmes en endossant une part de risque. Ne pas les ignorer pour tisser des liens justes avec les malades et éviter ainsi de réduire la médecine à des activités techniques dénuées d’empathie et de délicatesse.