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Mercredi 9 octobre 2019 à 18h Amphithéâtre d’Anatomie

site historique de la faculté de médecine, 2 rue de l’Ecole de Médecine.

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Prendre son temps est-il devenu un luxe ? Notre rapport au temps a changé et l’accélération qui caractérise la vie moderne affecte le soin.

Il semble que le temps en établissement de soin fasse l’objet d’une perception à deux vitesses.

  • L’expérience du soignant : c’est le temps institutionnel, linéaire et fragmenté en tâches diverses – thérapeutiques, certes, mais aussi organisationnelles, administratives, relationnelles…–. Soumis à un rythme de travail qui obéit à des normes et exige de parer au plus pressé, le professionnel doit conjuguer les exigences de maitrise et d’efficacité avec une qualité relationnelle dans le soin.
  • L’expérience du patient qui, comme le nom l’indique, est condamné à l’attente et donc à l’inaction. Qu’il soit alité dans une chambre ou confiné dans une salle d’attente, son rapport au temps est modifié. La plupart des malades éprouve un sentiment de passivité et d’impuissance à l’hôpital. Une perte de repères face à des sentiments fluctuants (ennui, anxiété, frustration, souffrance…)qui engendrent des clivages ? Toute interaction sociale suppose d’incorporer le rythme de l’autre et de synchroniser les allures.à une standardisation des procédures et une digitalisation massive, compromet la qualité de la relation de soin. La disponibilité devient donc une question d’ordre éthique. Elle suppose d’intégrerAdapter la stratégie de soin au rythme du patient, savoir changer d’allure selon des contextes émotionnels fluctuants, s’impliquer
  • à son chevet pour offrir une présence pleine, concentrée sur l’instant, est une nécessité. Il est urgent de prendre le temps.
  • les temporalités singulières des uns et des autres.
  • La pression, ce sentiment de manquer de temps, conjuguée
  • Comment concilier ces perceptions subjectives de la durée

Inscription "Soigner au rythme du patient"