INSCRIPTIONS CLOSES

Nous vous attendons nombreux à la prochaine conférence de l’Espace de réflexion éthique Occitanie  mercredi 20 février 2019, amphithéâtre d’anatomie, site historique de la faculté de médecine, 2 rue de l’Ecole de médecine, Montpellier. Arrêt de tram Albert 1er.

Avec Alain Guyard philosophe.

 

Comment mieux prendre soin de nos aînés ?

« La France traite mal ses vieux ! ». Après le cri d’alarme lancé par le CCNE (Centre consultatif national d’éthique) dans un récent avis, l’équipe de l’Espace éthique Occitanie vous propose une réflexion sur cette question qui nous concerne tous.

Mais qu’est-ce qu’être « vieux » en 2019 ?

Cette appellation fourre-tout désigne une population qui, à l’instar des « jeunes », présente une grande hétérogénéité, du retraité mobile et connecté à la personne en perte d’autonomie, plus vulnérable.

La vieillesse nous confronte à nos propres angoisses existentielles. D’où une forme de dénégation collective du vieillissement dans la société actuelle, qui survalorise l’action, l’immédiateté, la vitesse et la performance. Force est de constater que l’évaluation des existences individuelles se fait tacitement à l’aune d’une norme utilitariste d’efficacité et de productivité.

Quels leviers pour lutter contre l’âgisme ?

La stigmatisation liée à l’âge a cours dans tous les milieux socio-professionnels ; elle est souvent sous-estimée. Le secteur du soin n’est pas épargné et incite à revoir certaines pratiques.

Notre pays, comme beaucoup d’autres, a décidément bien du mal à pratiquer la coopération intergénérationnelle. Or la reconnaissance sociale est un facteur clé du bien vieillir. Et les individus professionnellement actifs et toujours plus stressés ne bénéficieraient-ils pas eux-mêmes d’une plus grande solidarité avec leurs aînés ?

C’est au philosophe Alain Guyard que nous avons une nouvelle fois confié la mission d’appréhender la complexité de ces enjeux, de déconstruire nos représentations de l’âge ou des âgés et d’opérer un « hold-up mental » dont il a le secret. Avec une énergie et un humour toujours décapants, celui qui expérimente la philosophie grand public comme une pratique affective et sensorielle autant qu’intellectuelle nous aidera à faire un pas de côté salutaire pour revenir à l’essentiel. Avant d’ouvrir le débat.