L’Espace éthique Languedoc-Roussillon vous invite à une conférence-débat

Bernard DEVAUCHELLE

Identité et greffe de visage  Quand l’esthétique est éthique

Jeudi 5 mars à 18 h Amphithéâtre anatomique de la Faculté de Médecine de Montpellier

Chef du service de chirurgie maxillo-faciale au CHU d’Amiens, Bernard Devauchelle a réalisé en 2005, pour la 1ère fois au monde, une transplantation de la face sur une femme de 38 ans défigurée par des morsures de chien, en coopération avec Jean-Michel Dubernard.
« Sans visage, on n’est rien. » dira cette patiente après l’intervention.
Aider les personnes défigurées à reprendre une vie normale
La greffe de la face est une opération aussi lourde que délicate. «  Elle procède d’une démarche visant à redonner son unité à un corps fragmenté dont le visage est une pièce maîtresse ; c’est bien plus qu’une simple réparation. » estime Bernard Devauchelle, qui place l’éthique au centre de son travail.
En filigrane de cet exploit technique salué par la communauté scientifique internationale il y a 10 ans, un questionnement complexe d’ordre éthique et psychologique s’ajoute aux conséquences  médicales déjà très lourdes. Perdre la face, au sens propre, est une mutilation qui prive de la fonction esthétique et relationnelle dévolue au visage, au point de susciter l’effroi. Mais après la transplantation, est-il pour autant possible de vivre une vie agréable avec un visage hybride, composé en partie de celui d’un mort ? Est-il tout simplement possible de se reconnaître ?

Conférence-débat ouverte à tous.
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