Retour en images sur notre conférence du mardi 27 septembre « Du désir de procréation au droit à l’enfant : assister jusqu’où ? »

Désirer un enfant quand on est très malade ou mourant, quand on n’a plus l’âge biologique de procréer, quand on est célibataire ou en couple homosexuel, quand on est privée d’utérus et qu’on envisage le recours à la gestation pour autrui (GPA)…  Autant d’histoires personnelles et de demandes individuelles qui viennent de plus en plus souvent heurter les grands principes éthiques et remettre en cause nos certitudes morales. En matière d’assistance médicale à la procréation (AMP) elles suscitent des dilemmes éthiques et des impliquent de nouveaux choix sociétaux particulièrement cruciaux.

Véronique Fournier est cardiologue et médecin de santé publique. Après plusieurs années d’expérience humanitaire, avec Médecins du monde notamment, elle intègre en 1999 le cabinet du ministre de la Santé Bernard Kouchner. Elle prend alors en charge la préparation de la loi « Droits des malades » et la révision de la loi bioéthique. En 2002, elle crée le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin à Paris, qu’elle continue de diriger aujourd’hui. Elle a été nommée en avril 2016 présidente du Centre National des Soins Palliatifs et de la fin de vie, créé en début d’année.

Plusieurs ouvrages dont L’Hôpital sens dessus dessous (Michalon, 1996), Le bazar bioéthique : quand les histoires de vie bouleversent la morale publique (Robert Laffont, 2010), Puisqu’il faut bien mourir (Robert Laffont, 2015)témoignent de son souci constant des réalités de la pratique, loin des postures figées.